Les Journées Nationales de l'Architecture (JNA), événement orchestré dans toute la France par le Ministère de la Culture chaque 3ème week-end d’octobre, débutent toujours par un temps consacré aux scolaires.
Le 17 octobre 2025, le Pays d’art et d’histoire de Monts et Barrages a invité les maternelle de Saint-Méard à une visite autour des architectures du quotidien (thème national des JNA). Ils ont découvert :
Un temps d’apprentissage adapté au petit âge des enfants par une approche ludique : Julie Grèze, guide-conférencière, les a plongés dans l’époque de leurs arrière-grands-parents en leur faisant une démonstration de lessive avec le battoir en bois (difficile lorsqu’il fait froid) au lavoir (« le papy de la machine à laver » !), en leur racontant les trajets quotidiens d’un enfant quand l’eau courante n’existait pas (aller à la fontaine – ancêtre du robinet – chercher de l’eau plusieurs fois par jour pour les mêmes besoins qu’eux aujourd’hui : se laver, boire, préparer le repas…).
Toute la classe a même été pesée sur le poids public, une grande balance qui servait à peser les animaux et grains à vendre : la classe de 22 enfants, 11 parents, leur maîtresse et leur ATSEM, pesait 1100 kg !
22 personnes ont (re)découvert la gare ferroviaire, construite en 1881 dans le style de la Compagnie des Charentes qui exploitait à l’époque la ligne de chemin de fer Limoges-Eymoutiers ; et l’ancienne gare du tramway, Eymoutiers étant l’une des stations de la ligne n°4 de tramways départementaux électriques en fonction de 1912 à 1949 entre Limoges et Peyrat-le-Château.
La visite s’est focalisée sur la gare de tramway, avec l’intervention de Jean Riboulet et Philippe Simon, élus d’Eymoutiers ayant suivi sa restauration extérieure en 2024-2025 : nettoyage des fausses briques en mâchefer (sable de fonderie), restauration des éléments en calcaire et en zinc. Un chantier aidé par la collecte de fonds via la Fondation du Patrimoine.
Les visiteurs ont pu découvrir l’intérieur, qui reste à restaurer. Trouver une nouvelle destination au bâtiment a fait l’objet d’une concertation auprès des habitants. L’escalier du fond devrait être condamné, créant 2 espaces avec chacun leur entrée :
L'exposition "Un train peut en cacher un autre" retrace l'histoire des 2 lignes de chemin de fer :
Découvrez le futur chantier de création d'un jardin urbain au coeur du bourg d'Eymoutiers, mettant au défi de réemployer les façades de plusieurs maisons en péril pour valoriser leur espace intérieur vacant !
Philippe Radonnet, guide-conférencier du Pays d’art et d’histoire, débutera par une présentation brève de l’histoire d'Eymoutiers et du réemploi, afin de poser le contexte de création de l'architecture du bourg et de comprendre les intérêts du réemploi et ses enjeux actuels (sur les bords de Vienne, pour profiter de la vue offerte sur le bourg depuis le Pré Lanaud).
Philippe vous mènera ensuite jusqu'au lieu du futur chantier en passant par 2 autres monuments majeurs du paysage d'Eymoutiers, eux aussi objets de restaurations par la mairie : l'ancien couvent des XVIIe-XIXe siècles et la collégiale médiévale.
Depuis la place à l'arrière de l'église, Juliana Colin, élue à Eymoutiers, vous conduira rue de la République, auprès des façades de plusieurs maisons en péril depuis les années 1980. Après des décennies de recherche et d'échanges avec l'Architecte des Bâtiments de France, un projet aboutira prochainement : les soubassements et matériaux des maisons seront conservés... Leur intérieur, vide, sera utilisé pour créer un jardin en pleine ville, trait d'union avec la place au dos de la collégiale.
Un exemple de réemploi appliqué à l'aménagement d'un espace urbain avec des problématiques de bâti en péril, de vacance du bâti en centre-bourg...
ou comment transformer une problématique en solution par l'innovation !
Infos pratiques :
RDV sous les arcades de la mairie (côté bords de Vienne)
Samedi 19 octobre 2024
à 9 h 30
Durée 1h30
Gratuit
Sans inscription - En cas de mauvais temps, repli dans une salle pour une projection sur le même sujet et avec la même approche (salle du niveau 4 de la mairie voisine)
La rue de la République début XXe siècle à Eymoutiers
(objet de notre visite)
Devant à gauche, la boucherie Fournier (on voit les saucisses suspendues à la devanture !). De nombreux commerces y existaient : l’épicier Labrune, le tabac Barréjoux (éditeur de cartes postales), le biscuitier Aufrère, la couturière Trarieux, le ferblantier Dugendre, le menuisier Roux, le coiffeur Angleraud, un autre Angleraud était sabotier et chez Audégui on vendait des légumes. Puis s’est installé l’épicier Breton et, plus bas, l’épicerie Excidioux...
Les maisons à gauche sont du XIXe siècle, celles à droite plus anciennes (pour partie du XVe au XVIIe siècles).
Photo et informations (c) Cercle Historique Pelaud
Arpentez les petites rues de Saint-Léonard pour démasquer les réemplois anciens visibles encore dans les façades actuelles des maisons et monuments de la ville !
Depuis toujours, le réemploi existe dans l’architecture : les châteaux ou églises ruinées servaient de carrières de pierres pour construire de nouveaux bâtiments. Les « belles pierres » sculptées étaient réemployées afin de décorer les nouvelles façades, ici d’un linteau, là d’un visage ou d’un animal…
Ce sont ces 1001 pierres chargées d’histoire que Philippe Radonnet, guide-conférencier du Pays d’art et d’histoire de Monts et Barrages, vous propose de débusquer à l’aide d’indices au fil des rues de Saint-Léonard-de-Noblat.
Plus ou moins discrètes, votre mission sera de les découvrir et d’en apprendre plus sur leur origine…
Infos pratiques :
RDV devant l'Office de Tourisme
Dimanche 20 octobre 2024
à 15 h
Durée 1h30
Gratuit
Sans inscription
En cas de mauvais temps, repli dans une salle pour une projection sur le même sujet et avec la même approche ludique (salle des fêtes - rue Salengro)
