arts et architectures


Arts et architectures constituent la richesse la plus visible du Pays d'art et d'histoire de Monts et Barrages.

Du bâti rural à l'architecture de l'eau, des châteaux aux églises en passant par l'art sacré, les arts moderne et contemporain, et jusqu'aux architectures des XIXe - XXIe siècles, le patrimoine bâti et artistique est des plus variés et couvre l'ensemble des 34 communes.


Bâti rural

Ce petit patrimoine diffus témoigne des activités passées liées à l'agriculture (fours à pains, annexes agricoles tels les poulaillers, porcheries, séchoirs...), mais aussi des anciennes pratiques (lavoirs, puits...) et de l'aménagement de l'espace avec les emblématiques murets en pierre sèche bordant les chemins creux ou ponctuant l'intérieur des villages.

La majorité de ce beau bâti rural est réuni dans le magnifique village de Quenouille (commune de Peyrat-le-Château), qui a traversé le temps en préservant ces témoignages du passé.

Architectures de l'eau

Le Pays Monts et Barrages est structuré par trois grandes rivières : la Vienne, la Maulde et la Combade. Deux autres cours d'eau constituent les frontières du territoire : le Taurion au nord, et la Briance au sud. Leurs multiples affluents maillent l'ensemble du territoire, donnant naissance à un riche patrimoine lié à l'eau.

Ponts

8 ponts médiévaux existaient sur le territoire, seuls 5 demeurent : ceux du Pont-de-Noblat (commune de Saint-Léonard-de-Noblat) et de Nedde (en contrebas du bourg et au village de Claveyrolas) sont encore entiers, tandis que ceux du Pont du Rateau et de l'Artige (commune de Saint-Denis-des-Murs) sont en ruines.

Un pont beaucoup plus moderne se démarque : le pont du Dognon (commune du Châtenet-en-Dognon), contemporain de la création du barrage de Saint-Marc sur la commune voisine de Saint-Martin-Terressus. C'est un pont suspendu de type bow-string : son tablier (partie horizontale) est retenu par des câbles bétonnés rattachés à trois arches reposant sur des piles verticales, lui conférant une architecture très particulière.

Moulins

Dès le Moyen Âge, de très nombreux moulins jalonnaient le territoire. Ils permettaient diverses productions : farine, huile, tan (poudre d'écorce utilisée dans le tannage traditionnel), cidre, draps, papier, métal, pâte à porcelaine...

Aujourd'hui, plus aucun n'est en activité, à l'exception du renommé Moulin du Got (commune de Saint-Léonard-de-Noblat), devenu un haut-lieu du patrimoine papetier limousin et un important site de visite du Pays Monts et Barrages.

Cependant, des vestiges de moulins persistent sur tout le territoire, dans un état de conservation variable : les moulins du Noblat (route de Limoges à Saint-Léonard-de-Noblat) sont toujours debout, tandis que ceux ponctuant le circuit de randonnée du Ruisseau des Moulins (Peyrat-le-Château) sont en ruines.

Fontaines et sources aménagées

L'utilisation quotidienne de l'eau passait par la construction de fontaines et sources aménagées, largement présentes sur le territoire.

Une fontaine possède un système de captage, souvent un tuyau qui conduit l'eau depuis la source jusqu'à une goulotte d'où elle sort pour se déverser dans un bac. La source aménagée, souvent appelée "fontaine" par défaut de langage, est souvent une simple maçonnerie de pierres abritant une source (sans système de captage) ; l'eau apparaît à plat entre les pierres.

Certaines ont la réputation d'être de "bonnes fontaines", auxquelles on prêtait des vertus thérapeutiques ou d'autres bienfaits (guérison du bétail, mariage dans l'année...). Près de 50 ont été recensées sur le Pays Monts et Barrages.

  • La Fontaine du Buisson Blanc, au sommet du Mont Gargan (commune de Saint-Gilles-les-Forêts), est un simple trou d'eau. Dédiée à Saint-Antoine, elle était destinée aux jeunes filles souhaitant se marier, mais guérissait aussi les maux oculaires.
  • La fontaine Saint-Martin de Bujaleuf, à deux pas du Lac Sainte-Hélène, présente une architecture plus soignée. Elle aurait des vertus pour guérir les enfants et aider les jeunes filles à se marier. Réhabilitée en 2001-2002, elle fut alors agrémentée d'une chapelle. La présence de quelques centimes dans sa vasque en pierre témoigne de sa fréquentation.
  • A Sauviat-sur-Vige, à proximité de La Pierre du Loup, Lo Peyro d'Ente sert l'Aïgo possède une forme particulière : c'est une imposante pierre plate avec un renfoncement qui contient l'eau précieuse, dont la tradition populaire ignore aujourd'hui la vertu.

Pour plus d'informations sur les autres architectures  de l'eau (moulins, papeterie, tannerie), consulter la rubrique

SAVOIR-FAIRE ET PRODUCTIONS


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Laissez-vous conter le patrimoine de l'eau du Pays Monts et Barrages
Histoire (naturelle, humaine, économique, spirituelle), ponts, flottage du bois, loisirs aquatiques, l'eau force de production (moulins et équipements, tanneries), l'eau source d'énergie (barrages, électricité, micro-centrales, tramway), sites principaux.
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Mottes castrales, châteaux et demeures aristocratiques

Plusieurs seigneuries et châtellenies se trouvaient sur le territoire depuis le Moyen Âge : Noblat, Eymoutiers, Châteauneuf, Linards, Nedde...

Le seul réel vestige de cette ancienne occupation seigneuriale est la tour d'Echizadour (Saint-Méard) : ce donjon du XIe siècle, classé au titre des Monuments historiques depuis 1955, mesure 24 m de haut.

Il existait aussi plusieurs mottes féodales (autrefois avec château), toujours perceptibles dans le paysage comme au Pont-de-Noblat (Saint-Léonard-de-Noblat) ou à Saint-Julien-le-Petit.

D'autres traces de ces anciennes familles seigneuriales sont parfois visibles à l'intérieur des églises avec les litres funéraires (bande peinte à l'occasion de la mort d'un notable, avec blasons aux armoiries de la famille), comme à Nedde où celle-ci est très bien conservée.

Au-delà de ces éléments, de nombreux châteaux et demeures aristocratiques, du Moyen Âge au XXe siècle, ponctuent aujourd'hui le territoire : le Chalard (Bujaleuf), le Muraud (Saint-Denis-des-Murs), Plantadis (Saint-Martin-Terressus), Aigueperse ou Neuvillard (Saint-Bonnet-Briance), Veyvialle (Eybouleuf), le Mazeau (Rempnat), Beaune (Eymoutiers), le Repaire (Moissannes), Nedde... Attention, ce sont des propriétés privées.

Architecture religieuse

Chaque commune possède au minimum son église, et parfois d'autres, selon l'ancien maillage paroissial réagencé à la Révolution.

  • Par exemple, la commune de Sainte-Anne-Saint-Priest présentait trois paroisses avant leur fusion. C'est l'une des rares communes à avoir conservé les trois églises qui leur correspondait : une ancienne commanderie templière au sommet du bourg de Sainte-Anne ; une église (privée) au village de Saint-Priest-les-Vergnes ; une dernière église au village de Villevaleix, aujourd'hui transformée en grange (privée). Ces églises sont valorisées sur un circuit de randonnée : le circuit des trois églises.
  • A Nedde, les églises des deux anciennes paroisses sont également conservées, l'une dans le bourg, l'autre au village de Plainartige (privée).

D'autres bâtiments religieux pouvaient exister en complément, comme les anciens couvents à Eymoutiers et Saint-Léonard-de-Noblat.

Collégiales

Parmi les 43 églises et chapelles qui jalonnent le territoire, deux édifices majeurs se distinguent : les collégiales d'Eymoutiers et de Saint-Léonard-de-Noblat.

Ces églises étaient au départ destinées à un usage fermée : celui des chanoines, religieux dépendant de l'évêque. D'autres églises existaient dans les villes pour accueillir les fidèles lors des messes. Après la Révolution, seules les collégiales ont été préservées et sont devenues églises paroissiales.

  • La collégiale d'Eymoutiers combine architectures romane (nef, clocher) et gothique (choeur reconstruit au XVe siècle). Elle est remarquable par ses 16 vitraux du XVe siècle, situés dans le choeur, qui constituent l'ensemble le plus important de vitraux anciens du centre de la France.
  • La collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat est un bel exemple d'architecture romane et d'église adaptée au pèlerinage, ici autour des reliques de l'ermite légendaire saint Léonard, avec son choeur à déambulatoire et chapelles rayonnantes, aux volumes imposants.

Églises

Les autres églises du territoire, plus rurales, présentent pour autant une architecture des plus intéressantes, certaines par leur sobriété représentative des églises limousines, comme Cheissoux  (clocher-mur, chevet plat).

D'autres églises se distinguent par leur singularité :

  • Rempnat, dont l'intérieur a été restauré par une profonde remise en couleurs qui étonne par rapport à la sobriété de son architecture extérieure.
  • Sainte-Anne-Saint-Priest (bourg), ancienne commanderie templière au caractère défensif, située au sommet d'une butte, et son enfeu extérieur (niche funéraire avec gisant sculpté).
  • Saint-Julien-le-Petit et ses deux clochers.
  • Augne, prétendue être la plus petite église du département, mais qui abrite surtout un des vitraux les plus anciens du Limousin (vers 1400).
  • Roziers-Saint-Georges, La Geneytouse, Saint-Denis-des-Murs ou La Croisille-sur-Briance, qui ont conservé leur choeur roman d'origine.
  • Beaumont-du-Lac pour sa façade nord fortifiée.
  • Royères pour sa fresque du XIIIe siècle, découverte lors de la restauration de 2006, derrière la chaire à prêcher.
  • Nedde, seule église du secteur au toit entièrement couvert en bardeaux de châtaignier (petites plaques de bois), qui possède surtout un remarquable verrou du XVe siècle sur sa porte d'entrée.
  • Saint-Amand-le-Petit, entièrement restaurée, qui abrite désormais une oeuvre d'art contemporaine réalisée en 2015 par l'artiste Jean-Pierre Uhlen (fresque dans la chapelle nord, vitraux, autel, mobilier, éclairage) : "L'eau, la terre, l'air et le feu".
  • Le Châtenet-en-Dognon pour son clocher-bulbe et son lambris intérieur de couvrement en châtaignier, uniques sur le Pays Monts et Barrages.
  • Sauviat-sur-Vige pour son clocher à dôme à l'impérial, très rare.

Couvents

Eymoutiers et Saint-Léonard-de-Noblat, en plus d'abriter chacune une collégiale, possèdent aussi d'anciens couvents :

  • Couvent des Ursulines à Eymoutiers (actuelle mairie) ;
  • À Saint-Léonard-de-Noblat, couvent des Filles-de-Notre-Dame (actuel foyer rural), à qui l'on doit aussi le couvent abritant l'actuel collège.

Art sacré

Au-delà des édifices religieux, l'art sacré s'égrène sur l'ensemble du territoire : à l'intérieur des églises (mobilier, vitraux...), mais aussi en-dehors, avec les multiples croix balisant les chemins.

Mobilier des églises

Parmi le mobilier des églises, certaines pièces sont remarquables, et sont à ce titre protégées parmi les objets au titre des Monuments historiques :

  • Les Vierges de Pitié : ces statues présentent la Vierge pleurant son fils mort, allongé sur ses genoux. Cette disposition classique est visible à Saint-Martin-Terressus (Vierge de Pitié du XVIe siècle, polychrome). À Moissannes, la Vierge est entourée de saint Jean et de sainte Madeleine (fin XVe siècle) et n'est plus peinte depuis son décapage en 1949.
  • Les retables : il s'agit de panneaux décoratifs verticaux placés derrière l'autel d'une église, dans le choeur. Le plus remarquable est sans doute celui de Saint-Martin-Terressus (XVIIe - XVIIIe siècles). Lors de sa dépose pour restauration en 1996, un important décor peint a été découvert sur le mur du chevet qu'il cachait (décor fleuri du XVIIIe siècle). Restauré par Véronique Legoux, il est désormais invisible, sous le retable reposé.

 

Vitraux

Les églises abritent également d'autres trésors : des vitraux. Sur Monts et Barrages, le plus ancien est celui d'Augne (vers 1400).

La collégiale d'Eymoutiers présente l'ensemble le plus important de vitraux anciens du centre de la France, avec les 16 verrières du XVe siècle situées dans son choeur gothique.

 

Le maître-verrier Francis Chigot (1879-1960, fondateur de l'Atelier du Vitrail - Limoges), réputé dans la France et le monde entier, dont la famille est originaire du village de Chigot sur la commune de Saint-Léonard-de-Noblat, a réalisé quelques beaux exemples de vitraux sur le territoire :

  • Eglise de Sauviat-sur-Vige (chapelle sud) : L'Annonciation (1940) ;
  • Collégiale d'Eymoutiers (dans la nef romane) : La translation des clefs (1949).

Croix

Autre symbole sacré, et non des moindres : les croix. Depuis toujours, elles constituent de véritables repères dans le paysage.

Arts moderne et contemporain

Arts moderne et contemporain sont très présents sur le territoire, grâce aux structures qui le valorisent : le Centre International d'Art et du Paysage de Vassivière, l'Espace Paul Rebeyrolle à Eymoutiers...

De nombreux artistes de renom ont vécu sur le Pays Monts et Barrages : les plasticiens Jean-Joseph Sanfourche (1929 - mort en 2010 à Saint-Léonard-de-Noblat) et Paul Rebeyrolle (né en 1926 à Eymoutiers - mort en 2015), le maître-verrier Francis Chigot (1879-1960, dont la famille était originaire du village éponyme situé sur la commune de Saint-Léonard-de-Noblat)...

 

Sur le territoire, la création contemporaine touche principalement les églises :

  • Vitraux contemporains : Rempnat (Atelier Martin, Dordogne - 2005), Saint-Gilles-les-Forêts (Jacques Victor Giraud - 2014), Saint-Amand-le-Petit (Jean-Pierre Uhlen - 2015).
  • À Saint-Amand-le-Petit, les vitraux sont complétés par une fresque (chapelle nord), un autel, du mobilier et un système d'éclairage, réalisés par le même artiste. L'ensemble de l'oeuvre s'intitule "L'eau, l'air, la terre et le feu".

L'art contemporain s'inscrit également dans l'espace public :

  • À Eymoutiers, l'artiste Christian Lapie a réalisé "L'infini suspendu" (2013) : deux groupes de figures sculptées en chêne centenaire noirci se font face, trois aux abords de l'ancien couvent, 12 dans le Pré Lanaud, semblant dialoguer. Ces sentinelles debout font écho à la mémoire collective de la Résistance, très forte dans le secteur.
  • Sur la commune de Peyrat-le-Château, le Chemin des Poètes est un sentier de randonnée combinant découverte de paysages remarquables aux abords du Lac de Vassivière et sculptures contemporaines en granit jalonnant le chemin, avec des textes d'auteurs locaux ou ayant écrit sur le Limousin.

Architectures du XIXe au XXIe siècles

Durant ces deux siècles, le territoire de Monts et Barrages va connaître une grande mutation, qui marquera durablement ses paysages. L'arrivée du chemin de fer fin XIXe siècle en est l'élément le plus marquant, suivi au début du XXe siècle par la ligne de tramway départementale n°4. Des éléments de patrimoine plus ponctuels complètent ces changements, tels le Pont du Dognon (commune du Châtenet-en-Dognon) ou la Villa Monteux (commune de Saint-Martin-Terressus).

Au XXIe siècle, des équipements culturels et sportifs construisent le nouveau visage architectural du territoire.

Voie ferrée et ponts ferroviaires

La ligne Limoges - Eymoutiers, construite entre 1876 et 1881 (année de son inauguration), s'apparente à un chemin de fer de montagne au parcours sinueux, causé par le relief tourmenté de la vallée de la Vienne dont elle dessert les moulins et usines.

La construction  de ponts et viaducs est nécessaire pour franchir les vallées. Ils forment de véritables ouvrages d'art, en pierre comme l'impressionnant viaduc de Saint-Léonard-de-Noblat, long de plus de 400 m et doté de 22 arches, plus rarement à ossature métallique (Eymoutiers, et l'Artige sur la commune de Saint-Denis-des-Murs).

Un autre patrimoine, plus inattendu, est lié aux anciennes locomotives à vapeur : les châteaux d'eau, et surtout les grues hydrauliques, toujours visibles dans les gares de Saint-Léonard-de-Noblat, Châteauneuf-Bujaleuf (commune de Neuvic-Entier), et Eymoutiers. Ces dernières sont encore utilisées l'été, lors du passage du train à vapeur touristique géré par l'association Chemin de Fer Touristique Limousin-Périgord.

Ancienne voie de tramway départemental n°4 (Limoges - Peyrat-le-Château)

Entre 1912 et 1949, une voie de tramway desservait le territoire de Monts et Barrages : la ligne n°4, reliant Limoges à Peyrat-le-Château sur 63 kms en passant par Saint-Paul, Saint-Bonnet-Briance, Linards, Châteauneuf-la-Forêt, Neuvic-Entier, Eymoutiers et Saint-Amand-le-Petit.

Les quatre lignes du réseau de tramway départemental étaient alors alimentées par l'usine hydroélectrique de Bussy (commune d'Eymoutiers).

Ce réseau a été abandonné dans les années 1950 en raison de la généralisation de l'automobile. Il en reste aujourd'hui un patrimoine original : les anciennes gares de tramway. La plupart présente un modèle classique comme à Neuvic-Entier. Certaines ont été transformées en habitation comme à Saint-Bonnet-Briance, sur le circuit de randonnée du tram. Celle d'Eymoutiers, voisine de la gare ferroviaire, constitue une architecture d'exception. La gare de terminus à Peyrat-le-Château, occupant autrefois le Champ de Foire, n'existe plus.

Maisons art déco

A l'échelle du Pays, deux maisons art déco (style architecturale entre 120 et 1930) existent : à Châteauneuf-la-Forêt et La Croisille-sur-Briance.

Elles sont le fruit d'Emile Bariaud, commerçant à La Croisille : il fit construire celle de La Croisille, qui abritait son commerce, avant celle de Châteauneuf (édifiée en 1927-1928). Ces deux magasins proposaient les mêmes produits : alimentation, tissus au mètre, vêtements et meubles.

Leur style art déco se lit dans les motifs géométriques et les mosaïques qui les ornent.

Le Pont du Dognon

Contemporain de la création du barrage de Saint-Marc, sur la commune voisine de Saint-Martin-Terressus, le Pont du Dognon (commune du Châtenet-en-Dognon) a été construit en 1930 pour permettre la traversée du Taurion. Son originalité tient aux techniques et matériaux contemporains utilisés (métal, béton), mais surtout à son architecture : il présente la particularité d'être un pont suspendu de type bow-string, dont le tablier (structure horizontale supportant la route) est retenu par des câbles bétonnés rattachés à trois arches reposant sur des piles verticales.

Cette qualité architecturale, reflet d'une époque, lui vaut de bénéficier du label "Patrimoine du XXe siècle".